Ҿ˹˹ѧ
PDF
ePub

4. Sikka sikka-bar-ra dara lalim-bi-e-ne sud-(ku)

(mu-ni-)ib-e-ne Les meneurs des boucs, des boucs sauvages et des

bouquetins fuient loin de sa présence. 5. Bar-kak șur-bar-kak-bi edin-na-kit mi-ni-ib-dib

dib. La gazelle (et) son petit, il les saisit. 6. Bar-kak şur-bar-kak-bi-ku ni-nigin-e La gazelle (et) son petit il les chasse (i. e. il les suit

dans la chasse). 7. Im-gim mu-un-ri-ri nim-gir-gim mu-un-gir-gir-ri

Comme le vent il tempête, comme l'éclair il fulgure. 8. dingir En-ki-kit igi-kar-kar dug-gi-es mi-ni-ib-e-ne

Ea lève ses yeux gracieusement; elles (les gazelles) se
sauvent de lui.

go
9. dingir Asaru igill nin-ma-e | gin-na |

Marduk le vit... | Ce que moi... |
10. dingir Gir (Šagan) tur dingir Babbar siba nin-nam-

ma-kit
Que Nergal, fils de Šamaš, le berger de tout ce qu'il

ya,
u. bar-kakan-edin-na hu-mu-ra-ab-tum-ma;

t'emmène une gazelle dans la plaine;
1 2. dingir Nin-igi-nagar-bu nagar gal an-na-kit

que Nin-igi-nagar-bu (Ea), le grand artisan du ciel, 13. giš Šub šu-azag-gim-ma-na hu-mu-ra-ab-tum-ma. t'apporte un are fait de ses mains

pures. duca

[ocr errors]

Va...

[ocr errors]

14. Bar-hak an-edin-na ra-a igi dingir Babbar-ku u-me

ni-gub.

La gazelle qui va par la plaine, devant Šamaš, place-la. 15. Lugal-e tur dingir-ra-na gi$ sub u-me-ni-se

Au roi, fils de son dieu, donne l'arc. 16. E-a su-nag-a-ku e-da-a-ni-ta

Lorsqu'il sortira de la maison de purification, ใน

When 17

bar-kak igi dinyir Babbar-ku he-en-sig-ga.
qu'il tue la gazelle devant Šamaš.

slay
18. (Lugal)bar-kah-ra gis sub šu-bar-ra e-da-na,
Lorsque le roi tire l'arc sur la gazelle,

der 19. nam-tar a(id)-sag (pa) nin-gig nin-ak-a nin-hulgim-ma,

dusius l'affliction fatale, l'ašakku «qui détruit la force », la

maladie impure, l'ensorcellement, tout ce qui fait du mal, bewitchment

nin-hul i dingir Babbar su-a-na ni-gal (ik)-la,

tout le mal qui au lever du soleil, est dans son corps, 21. giš šub-gim su-ni-ta (ha)-ba-an-tar-ru-da;

comme le trait de l'arc, qu'il soit éloigné de son
corps.
Carrow

removed

20.

COMMENTAIRE.

FACE.

2. Fossey traduit : «sa toison pullule », attribuant correctement l'allusion au bouquetin. Cette espèce de bouc doit avoir été un animal à toison floconneuse. Il me semble maintenant que j'avais tort dans JAOS., XXI, 7, où je croyais avoir trouvé ici une description d'une condition malsaine du patient. 3. La traduction « bouquetin » n'est pas

suffisante pour

la combinaison a(id)-dara-maš, parce que le signe asid) signifie « corne » 1; Br. 6553. Mas au lieu de mes doit être la finale du pluriel. Nous trouvons maš à cause des voyelles lourdes a-a dans dara. Cette harmonie des voyelles est une carastéristique bien connue, non seulement du sumérien, mais aussi des langues turques et ougro-altaïques. Fossey n'a pas reconnu la force de ce pluriel 2. Bir est probablement une expression générale comme « gibier » (F. « bétail »), quoique bir puisse être traduit urişu, nom d'un animal à longues cornes, peut-être l'antilope leucoryx. Cf. IV R 26, 20 i b: bir nin sag el-la « un urîșu à haute tête » (Prince, JAOS., XXI,

p. 7-8).

4. An-edin-na « par la plaine ». An est apparem

| Le bouquetin est un animal cornu. C. F.

Je continue à ne pas la reconnaître, et continuerai jusqu'à ce que M. Prince l'ait établie par des exemples un peu plus décisifs que celui-ci. Jusque-là, je serai forcé de lui objecter qu'on ne trouve pas d'harmonie vocalique dans les pluriels : dagal-la-mes (IV R 1 c 13), gal - gal -la - meš (IV R 27 b 22), qui devraient être dagal-la-maš, gal-gal-la-maš, si la règle méconnue par moi existait réellement. C'est pourquoi j'ai lu bar, et non pas maš, me rappelant que bar signifie ahu « sauvage », et sert à former les mots bar-kak «gazelle », dara-bar (ailu) « cerf», et dara-bar-kak « biche ». De là enfin ma traduction : « bouquetin » (bockstein) bouc sauvage.

C. F.

ment une vraie préposition == ina; cf. IV R 3, ia : an-na-edin-na=ina șêri; aussi, 32 a; HT, 126, rev.9. Pour une discussion des prépositions en sumérien par contraste avec les postpositions usuelles, cf. HT. 141, S 12.

5. Fossey néglige toujours le pluriel mas. Dans dimma-e-ne, e-ne peut être regardé comme une finale collective, comme bi dans les substantifs; IV R 17 14 b : tu-hu ab-lal-bi-ta = summâti ina apâtišina , et passim.

6. « Le sceptre (du roi) » ne peut être qu’un euphémisme pour « la présence du patient » qui est ordinairement appelé « le roi » dans ces inscriptions médicales; cf. ligne 39.

7. Urudu zi in-bar, littéralement « de vase de la vie, qui est pur », indique peut-être le corps du patient; cf. bar =éllu, Sc. 3, et bar-bar=utélulu, Sc. 1b, 15; utêbubu , Br. 1854. Tag=lapátu « renverser, déranger », Br. 5797. Nam-ku, en combinaison avec la racine tar, est simplement ana simti sâmu « établir, fixer le destin ». Na-am-ku šahluktu « destruction cité par Fossey, p. 473, ne se trouve qu'une fois (IV R 30, 22 a) et non pas avec la racine tar.

8. Sillig-ri= Asaru, II R 55-68 (et cf. Br. 924). Silig-ri =ana Marduk (IV R 15,45 b) où la finale

[ocr errors]

' C'est vrai, mais on ne trouve pas même une fois nam-ku-tar, pour signifier šâmti šâmu; la forme sumérienne est nam tar. En assyrien ana šamti šâmu serait un solécisme. - C.F.

J. as. (Extr. no 10 de 1903.)

2

ri a été considérée comme un datif (avec harmonie des voyelles pour ra). D'un autre côté, la forme du génitif dingir a-silig-ri-kit -- Asari, V R 62,45, , démontre sans doute que ri n'est pas une finale formative dans cette combinaison Silig-ri. A-darabi-ku-na « pour ces bouquetins » est un exemple du phénomène de conflation, selon lequel nous trouvons ici l'élément démonstratif deux fois répété; bi et na avec la postposition ku infixée. Cf. IV R 12, obv. 5 : ud nam-ti-la-ka-na == úmi baláțišu (ka, postposition du génitif, et na, suffixe de la troisième personne). Nous voyons la même infixation de la postposition dans notre inscription, ligne 32 : tu-tuda-na, «avec (da) ses (na) incantations ». Tout cela est une réfutation absolue de l'opinion de Fossey,

| Cette réfutation pourrait bien n'être que relativement absolue. M. Prince ne nie pas que des centaines d'exemples ne confirment la règle que j'ai rappelée. Voyons les cinq exceptions qu'il invoque à l'appui de son explication. Dans la première : ud nam-ti-la-ka-na , on peut douter que ka soit la postposition du génitif. Amiaud, en effet, a démontré par de nombreux exemples que « si le génitif détermine un nom au nominatif ou à l'accusatif, en d'autres termes, à un cas direct, il est exprimé par la postposition ge; il est exprimé par la postposition ka, s'il détermine un nom à un cas indirect, soit au génitif, soit à tout autre cas postpositionnel » (ZK, I, p. 237). Or, il suffit de se reporter au contexte pour voir que ud est à l'accusatif.

Il n'y a rien à tirer de nin tu-tu da-na, pas plus que de a-dara-bi-ku-na, ces textes n'étant point éclaircis par une traduction assyrienne. M. Prince traduit le premier : « la dame avec ses incantations »; je préfère comprendre : «la dame des incantations, avec lui...», m'appuyant notamment sur IV R 28* b 16-17, où la même déesse est qualifiée de nin a-gub-ba, rendu en assyrien par belit egubbi-e, « dame des eaux de purification ». C'est d'après l'idée qu'on se fera du rôle de la postposition

« ͹˹Թõ
 »