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au vil appat de l'or, sauta promptement de sa couche pour révéler au vieillard ce qui s'étoit passé. Hola! s'écria-t-elle, Monsieur le Baron! quittez vîte votre lit et votre chambre. Votre Demoiselle Gertrude s'est enfuie pour se couvrir d'opprobre et de misère. Déja le Chevalier d'Eichenhorst galoppe avec elle à travers champs et forêts. Vîte, ne tardez point si vous voulez les rattrapper. Le Baron se lève à l'instant, il s'arme pour le combat, et réveillant ses gens dans la Cour et dans la maison, à grands cris : Vîte, rîte à cheval! dit-il, mon fils de Poméranie, prenez votre lance et votre épée ; on vous enleve votre fiancée; courez, hâtez vous de la ratrapper. Déja les deux amans fuyoient rapidement dans le crépuscule du matin, lorsqu'ils entendirent des cris, et le bruit des pieds des chevaux du Baron de Hochburg. Et Plump courant à bride abattue loin en avant, leur lança sa pique au grand effroi de Gertrude qu'elle effleura. Arrête, arrête, voleur infame, avec ton bonteux butin! Présente toi devant ma lance, et tu n'enleveras plus de fiancées. Arrête, Courtisane dévergondée, que ma droite te renverse auprès de ce scélérat, et que l'opprobre et l'infamie vous couvrent tous les deux !-Tu en as menti, Plump de Poméranie, j'en jure par le Ciel, et par l'honneur d'un Chevalier; descend de cheval que mon épée et mon bras t'apprenne d'autres moeurs.

Tiens mon cheval Danois, Gertrude, et toi, butor, descend de ta rosse, que je t'apprenne à vivre! Hélas ! quelles furent les angoisses et la dé. tresse de Gertrude ! Elle vit les sabres brandir dans l'air, et les lames de Damas étinceler aux premiers rayons de l'aurore. Les échos des environs retentirent du bruit de leurs coups, et la terre commença à trembler sous leurs pieds. Semblable à l'orage destructeur l'épée du Chevalier favori abbattit le brutal. Le héros de Gertrude échappa sans blessure, et Plump ne rouvrit plus les yeux. Mais hélas ! Ô désespoir ! le combat étoit à peine terminé, que l'arrière ban du Baron s'avança furieusement au trot et au galop. Le Chevalier alors fit retentir son cor dans la plaine et dans les bois, et la troupe de ses vassaux s'avançant de derrière une ambuscade, il s'écria : Arrêtez, Baron, écoutez moi un moment ; voyez vous ces hommes là bas ? Ils sont préparés pour le combat, et prêts à se battre à mon signal. Ecoutez-moi, pour vous épargner un cruel repentir. Il y a longtems que votre fille m'a engagé sa foi, et que je lui ai promis la mienne. Voulez vous déchirer nos cours ? Voulez vous que son sang et sa peine vous accusent au tribunal de l'Etre suprême et du monde ? Si telle est votre volonté, engageons le combat!

We beg leave to add two Anecdotes in prose, one in German, the other in French, as an exercise for our young readers :

Die grosze Abneigung welche der Dänische Erzbischoff Hans Svane, der mit dem Burgermeister H. Nansen, die Staatsveränderung von 1660, in Denmark bewirkte, gegen den Adel hegte, hatte, nach des Abt Choisy's Erzählung, dadurch die stärkste Nahrung erhalten, dasz man der Frau Bischöfin einst, als sie, wozu damals nur adelige Damen berechtigt zu seyn glaubten, in einer Kalesche mit einem Himmel spatzieren fahren wollte, auf offner Strasse den Himmel vom Wagen abschneiden liesz.

GUSTAVE III. roi de Suède, se plaisoit à mettre de la finesse dans les reparties, sur tout quand elles se rapportoient à l'honneur de son pays. Pendant son séjour à St. Peters bourg, l'Impératrice Catherine II. lui dit, qu'elle avoit toujours entendu louer la position de la ville de Stockholm, et qu'elle désiroit bien savoir ce qu'il pensoit de St. Petersbourg. -C'est une belle ville, répondit Gustave, mais elle n'a point l'air d'être naturellement placée. Le lendemain l'Impératrice trouva l'occasion de lui rappeller cette réponse, en disant qu'aucun Russe n'avoit pu expliquer son énigme. Je le crois bien, repliqua Gustave en souriant, il faut être Suédois pour l'entendre.

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We finish in this Number Voltaire's Discourse on Moderation :

Jadis, trop caressé des mains de la mollesse,
Le plaisir s'endormit au sein de la paresse ;
La langueur l'accabla : plus de chants, plus de vers,
Plus d'amour; et l'ennui détruisoit l'univers.
Un Dieu qui prit pitié de la nature humaine,
Mit auprès du plaisir le travail et la peine ;
La crainte l'éveilla, l'espoir guida ses pas;
Ce cortège aujourd'hui l'accompagne ici-bas.

Semez vos entretiens de fleurs toujours nouvelles:
Je le dis aux amants, je le répète aux belles.
Damon, tes sens trompeurs, et qui l'ont gouverné,
T'ont promis un bonheur qu'ils ne t'ont point donné.
Tu crois, dans les douceurs qu'un tendre amour apprête
Soutenir de Daphné l'éternel tête à tête :
Mais ce bonbeur usé n'est qu'un dégout affreux,
Et vous avez besoin de vous quitter tous deux.
Ah! pour vous voir toujours, sans jamais vous déplaire
Il faut un cour plus noble, une ame moins vulgaire,
Un esprit vrai, sensé, fécond, ingénieux,
Saps humeur, sans caprice, et sur-tout vertueux.
Pour les cours corrompus l'amitié n'est point faite.
O divine amitié ! felicité parfaite,
Seul mouvement de l'ame où l'excès soit permis,
Change en bien tous les maux où le Ciel m'a soumis :
Compagne de mes pas dans toutes mes demeures,
Dans toutes les saisons et dans toutes les heures :

Z

Sans toi tout homme est seul; il peut par ton appui
Multiplier son être, et vivre dans autrui.
Idole d'un coeur juste, et passion du sage
Amitié, que ton nom couronne cet ouvrage !
Qu'il préside à mes vers comme il régne en inon coeur!
Tu m'appris à connoitre, à chanter le bonheur.

In times of yore pleasure being too much caressed by the hands of effeminacy, fell asleep in the lap of idleness; languor crushed it ; songs, verses, and love, all disappeared, and weariness was destroying the universe, when a Divinity, taking compassion of human nature, ordered labour and pain to be the attendants of pleasure ; fear awakened it, hope guided its steps, and this train is now constantly attending it here below. Scatter continually fresh flowers in your discourses ; I preach it to those who love, I repeat it to beauty. Damon, your erring senses, by which you have been ruled, promised you a happiness which they never gave. You fancy that in the midst of the sweets which tender love prepares, you will always. be pleased with Daphne's private conversation ; but when this happiness is worn out, it creates a frightful disgust, and you will require to part now and then. To see each other constantly, without any displeasure, demands a nobler heart, à soul less vulgar, a candid, ingenuous, fertile, and sensible mind, devoid of whims and caprice, and, above all, virtuous. Friendship is not made for depraved hearts. O divine Friendship! complete happiness, single emotion of the soul which allows of excess, transform into good the evil to which Heaven has subjected me. Be my companion wherever I dwell, at all seasons, at all hours. Man without thee is solitary; with thy assistance he multiplies his existence, and revives in others. Friendship, thou idol of an upright heart, and the wise man's passion ! let thy name crown this work ! let it preside over my verses as it reigns in my heart! From thee I learnt to know and to sing happiness.

Jadis, adv. of time, anciently, formerly, in times of yore, is used only in poëtry, and in the bigher styles of writing. In common conversation the French say, autrefois. They use the adverb anciennement, when they speak of very distant times.

Le plaisir s'endormit, pleasure fell asleep. S'endormir, refl. irr. verb, conjugated like dormir, to fall asleep. It is pronounced exactly in the same way as sans dormir, without sleeping. You may say of a sick man, il a eu beaucoup de peine à s'endormir; il a passé la moitié de la nuit sans dormir; it was with great difficulty he fell asleep ; he passed half of the night without sleeping. Nothing but the connexion can give you the true meaning of these expressions, when you hear them. Mr. Cobbett observes, in the 25th § of his French Grammar, that “ there are nearly a thousand words in the French language, which are very nearly the same in sound, but different in their letters." This calculation is much too low. The Dictionary of French Homonymes, by D. Boileau, published a few years ago by Colburn, contains above two thousand, including, however, compound expressions, such as s'endormir, and sans dormir ; alarmée, and à l'armée; anneau, en eau, and en os; attend, d tems, a tant, à tant; baton, battons, bat-on, bats ton, and bas ton, &c.; and if we take into the account the similar sounds of the three persons of the singular, and of the third person of the plural, je parle, tu parles, il parle, ils parlent, of the present of the indicative and subjunctive, and those of the second person plural of the present of the indicative, and of the participle past, vous parlez, il a parlé, of the 2700 verbs of the first conjugation, and the similar sounds of the verbs of the second conjugation in the singular of the present of the indicative, and in the participle past, je punis, tu punis, il punit, il a puni, neglecting the similarity of sound in other tenses and other conjugations, it may safely be affirmed that there are considerably above ten thousand similar sounds in French, which express different meanings, and differ in their spelling. The study of homonymous expressions in general, and of words which have different significations, is by no means dry or unprofitable. It acquaints the student with a variety of witticisms and anecdotes, as amusing as instructive. They bring the faculties of the understanding into play, and provide a stock of sentences proper for conversation. Even common puns, (called in French Calembourgs,) which, when too far fetched, or too frequently introduced, grow tiresome and disgusting, become useful and entertaining in a foreign language, by confirming the student in the pronunciation of that language, and acquainting him with its peculiarities.

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